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J'ai peur du noir, mais je travaille la nuit dans un hôtel pour payer mes études de cinéma? Du coup, je raconte mes nuits, il s'y passe des trucs chelous?⚠️?

[Thread 7] Suite à la tragédie bouleversante du week-end dernier j’ai hésité à accepter ce remplacement en…

[Thread 7] Suite à la tragédie bouleversante du week-end dernier j’ai hésité à accepter ce remplacement en semaine.
Mais finalement je suis venu travailler ce jeudi pour remplacer le veilleur de la semaine qui a laissé son poste vacant.
On m’a même demandé de travailler toutes les nuits des prochaines vacances scolaires le temps d’en trouver un autre.
Ça tombe bien, je n’ai pas cours le vendredi, ni pendant ces vacances. Ça me fera un peu plus d’argent.
Revers de la médaille:
–> La fatigue: ça fera 17 nuits d’affilées/10H par nuit
–>+ de flippe
–>Taffer la nuit d’Halloween
Galère !
Depuis le week-end dernier, je me suis posé plusieurs questions sur les actes du patron et sur les événements suivants l’accident.
C’est incroyable que Jean-Marc ait pu s’en sortir. J’espère que sa convalescence lui permet de se revitaliser.
J’arrive au taf je n’ose rien demander au patron.
Il me présente sa nouvelle assistante, très charmante et le nouveau cuistot, très costaud.
Je demande aux autres employés des nouvelles de Jean-Marc et de la suite de l’affaire.
Jean-Marc aura de lourdes séquelles.
Mais ils restent muets concernant l’affaire.
– Mieux vaut que ce soit le patron qui t’en parle, mais nous on préfère ne rien dire.
Bon, tant pis je resterais dans l’ignorance. À mon avis, le patron va payer cher, il ne peut pas cacher grand-chose.
Comme d’habitude, je me suis retrouvé tout seul. Je me suis aperçu que la nouvelle assistante avait laissé sa veste à l’entrée.
Comme elle dort à l’hôtel, je l’appelle au téléphone.
– Oui, excusez-moi, vous avez laissé votre veste. Vous voulez que je vous l’apporte ?
– Non, merci, ça ira, je la prendrais demain.
Mince ! Moi qui pensais pouvoir faire plus ample connaissance dans sa chambre.
Je dois fermer les portes fenêtres des salons.
Je rentre dans le premier toujours lumières éteintes pour que mon reflet ne me surprenne pas.
Je me suis enfin procuré une petite lampe.
En écartant le rideau d’une des fenêtres je distingue les chambres d’en face. L’une est allumée.
Avec le rideau ouvert, je vois la chambre complète. L’assistante sort de la salle de bain en culotte et soutien-gorge.
Elle est trop mignonne, svelte, bronzée, cheveux court noirs. Elle enlève son soutien-gorge pour dévoiler sa jolie poitrine.
Ses seins, on dirait 2 gouttes d’eau qui restent à leur place en apesanteur et qui ne veulent pas subir l’attraction terrestre.
Elle tourne le dos à la fenêtre pour enlever le bas, montrant ses fesses de danseuse et ouvrant son délicat petit coquillage:
8ème merveille du monde ou origine du monde.
J’aurais tellement aimé me faufiler dans sa chambre.
Avant de retourner dans la salle de bain, elle s’arrête un instant devant la porte d’entrée avant de l’ouvrir.
Je vois la tête du patron dans l’entrebâillement et une main se faufiler pour atteindre le corps nu caché derrière la porte.
Son visage essaie une moue attendrissante et insistante, mais son regard est salace. Petit à petit, il se faufile telle une limace.
Il a réussi son coup. Il la prend par les épaules, lui caresse les bras, descend à la taille, il l’embrasse, elle se laisse faire.
Elle se retourne, il la plaque contre lui. Elle se penche en avant contre le lit.
C’est bon, je ferme le rideau. Pas envie d’en voir plus.
Putain, ça m’énerve. Le droit de cuissage existe encore. L’autre, il se prend pour Harvey Weinstein maintenant.
Elle était toute mignonne là, et v’là le gros porc qui se ramène. Ça me dégoûte.
Allez, je continue ma ronde.
Dans les 3 autres salons, je m’aperçois qu’ils ne sont toujours pas nettoyés depuis le mariage de samedi.
Les tables sont disposées à l’identique, les chaises également, et le sol est rempli de déchets.
À part la vaisselle et les nappes, rien d’autres n’a été fait en 5 jours. On m’a pourtant bien demandé d’y passer l’aspirateur.
Il faut commencer par enlever tous les détritus, puis les chaises et plier les tables avant de passer l’aspi. Je le ferais en deux nuits.
J’entends des petits bruits de courses furtives et quelques couinements très légers sans rien pouvoir distinguer.
Ça ne me rassure pas, je regarde dans le couloir, je n’y vois rien. J’écoute plus attentivement.
Mais c’est quand je bouge que ça se produit. J’imagine diverses choses plus inquiétantes les unes que les autres.
Je reste sur la défensive, jamais le dos tourné à la porte, toujours contre un mur pour une visibilité étendue.
Plus tard, assis sur le divan au bar, je vois passé quelque chose très vite dans mon champ de vision, côté resto.
Je me lève pour aller voir, je contourne la réception, je vois la petite boule de poils tourner vers le bar, puis foncer vers le resto.
Je la suis. Elle tourne à droite en direction des cuisines en passant sous la porte. Je m’y rends. Elle reste plantée là au milieu du sol.
Je prends un balai pour la pousser doucement vers la sortie local poubelle. Elle grimpe sur le balai et se précipite le long du manche.
Surpris par l’agilité et la rapidité de la souris, je lâche l’accessoire qui se retrouve à terre.
La bestiole fuit à nouveau.
En direction du grand couloir menant aux salons, je me dis que je dois l’attraper avant qu’un client ne la voit.
Dans ce couloir, elle se dirige vers la porte de sortie du fond. Je la rattrape. Elle me voit tourner autour d’elle.
Je vais ouvrir la porte en lui demandant de sortir.
– Allez, tu sors maintenant.
Elle me regarde en pleine réflexion. Je tape du pied.
– Allez zou ! Hop hop hop.
Elle ne bouge pas.
– Allez, on a assez joué, tu peux pas rester là ! Il faut que tu sortes maintenant.
Elle court en sens opposé.
Retour au bar. Je l’ai vu se faufiler sous le divan. Je m’accroupis pour essayer de la voir.
Je me mets à 4 pattes, je me couche même.
– Qu’est-ce que vous faites ? J’entends d’une voix douce.
La vie de ma mère comment j’ai eu peur !!! Oh pu-tain !!!
Tellement j’ai été surpris, je devais faire une tête de déterré, la jeune femme a pris peur également avant de rire aux éclats.
– Excusez-moi, j’étais à fond dans ma recherche.
– Vous avez perdu quelque chose?
– Voilà… Vous désirez quelque chose?
– Oui, j’avais faim.
– Ok, vous voulez manger quoi ?
– Vous avez des sandwiches ?
– Oui, c’est ce qu’on fait généralement en pleine nuit.
– Pour la composition, je n’ai pas encore regardez ce que j’avais dans le frigo. Ben, venez avec moi.
Je l’emmène en cuisine.
J’ouvre la partie haute du frigo. J’avais complètement oublié le sanglier. Heureusement on ne le voit pas. Je lui indique les produits.
Je me lave les mains, je prends des baguettines, je commence à préparer les sandwiches tout en discutant. Elle m’aide à la préparation.
– Oh ben, c’est cool ici ! Qu’elle dit.
– Oui, je pensais que c’était mieux plutôt que d’attendre toute seule de l’autre côté.
Là je vois la souris rentrer dans la cuisine se faufiler sous le buffet sur lequel on travaillait. Je tape dedans avec le pied.
Malheureusement, elle se montre devant nous sous le four. Je fais comme si je ne l’avais pas vu. On termine vite les sandwiches.
Trop tard, elle la voit.
– C’est pas une souris là ?!
Je fais semblant de ne pas voir.
– Où ça ?
Elle me la montre du doigt, je ne peux plus nier l’évidence.
La souris monte sur le chariot où se trouve les plaques de cuisson. Je me déplace pour prendre la première. Elle grimpe sur celle du dessus.
La cliente est en pleine euphorie.
– Mettez-la dans le four, mettez-la dans le four ! Qu’elle me dit.
– Ah non !!!
Finalement la souris a sauté et a disparue.
– Elle est où ? Elle est où ?
– Ne vous inquiétez pas, elle est partie.
– J’espère qu’elle ne va pas dans les chambres.
– Non, aucun souci.
Elle repart avec ses sandwiches.
Je me remets à la recherche du petit rongeur.
Je le retrouve plus tard au bar, contre le comptoir. Je m’approche discrètement d’elle par derrière, sans bruit.
Quand elle s’aperçoit de ma présence, elle prend peur, elle panique. Elle se retourne effrayée comme une ado dans un film d’horreur.
Je m’accroupis pour mieux l’attraper. Elle se met sur ses deux petites pattes arrière pour gratter le bois du comptoir en me regardant.
On dirait la même adolescente dans le même film d’horreur qui voudrait s’échapper par une porte à l’arrivée d’un monstre.
Je ne veux pas l’effrayer, je me mets très bas et je lui tends la main, paume vers le haut. Je lui parle d’une voix douce.
– Viens mon petit, allez mon petit. N’aie pas peur, je ne vais pas te manger.
Je pose ma main au sol, elle s’en approche.
Elle renifle mon petit doigt et pose sa petite papatte dessus. Malgré ses 4 doigts, sa patte ressemble à une main humaine. Trop mignon.
– Oui, c’est ça, viens mon petit.
Et là, elle croque dans la peau, enfonçant dans la chaire, ses dents aussi fines que des aiguilles.
Ah putain ! Je secoue la main, mais elle reste accrochée se balançant au bout de mon doigt, jusqu’à ce qu’elle desserre la mâchoire.
Elle tombe par terre, se remet du choc, avant de fuir très vite, passant sous le billard en direction du couloir menant aux chambres.
Elle s’arrête devant la chaufferie et passe sous la porte en me voyant arriver.
J’ouvre la porte à clef, il n’y a pas de lumière.
J’allume ma petite lampe, cette chaufferie est sombre et moite, le sol est cimenté, c’est plutôt austère.
Je progresse lentement éclairant les recoins quand j’entends des petits cris et des plus gros mélangés à des mouvements de lutte acharnée.
Quelque chose de violent et bestiale, très rapide comme si une chose attendait là dans l’ombre qu’une proie lui passe sous la main.
Je sors de ce local très rapidement en fermant la porte directe. Je ne veux pas savoir ce qui s’y est passé, je n’y rentrerai pas de sitôt.
J’ai terminé ma nuit tranquillement en gardant un œil sur la porte de cette chaufferie, en espérant que la bête agressive n’en sorte pas.

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