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Inter, trans nb et féministe vénère. Membre du puissant lobby LGBTQI+, je fomente en secret des plans pour éradiquer les hommes cishet dyadiques blancs.

Parlons gilet jaune, et ces fils de flics de fachos qui sont dedans. Après ma journée de…

Catégories Actualité, Économie, Politique, Société, Story
Parlons gilet jaune, et ces fils de flics de fachos qui sont dedans. Après ma journée de boulot j’ai essayé de rentrer chez moi. J’ai patienté vingt minutes sur l’autoroute calmement. Je suis arrivé à un rond point, ou ils négociait le passage contre le fait de mettre son gilet.
J’ai patienté à nouveau vingt minutes. Calmement. J’ai pas de gilet jaune dans ma voiture. Je l’ai dit au mec qui m’a donc dit que je risquais 80 euros d’amende. J’ai dit que ouais, effectivement, mais dans l’immédiat je peux pas le tricoter le gilet, laisse moi passer.
Le gars m’a donc rappelé que les flics étaient présents sur le rond point et qu’il pouvait aller les prévenir. Le gars était en train de ME MENACER DE ME DENONCER AUX FLICS. Sans trembler purin.
On est déjà sur du bon sac à merde. Je lui ai demandé s’il était vraiment en train de protester contre le gouvernement en utilisant le bras armé de ce même gouvernement. Il a begayé vite fait. Un de ses compère est donc venu me voir.
« Vous avez l’air excédée madame. »
– Ouais. Effectivement. Je viens de bosser 8 heures, j’ai été bloqué 40 minutes, je veux juste rentrer chez moi la.
– Un peu de solidarité voyons !
Il est possible que j’ai pété un plomb.
J’ai donc signalé à ce monsieur deux trois trucs.
Que nous les infirmiers, on bosse pour un salaire de misère en se ruinant la santé, mais que tout le monde s’en fout.
Que nous, infirmiers en psychiatrie, on se fait taper dessus par nos patients. Pourquoi ? Parce que le gouvernement ne débloque pas un rond pour que nous puissions être des soignants plutôt que des matons. Mais tout le monde s’en fout.
Quand nous on se met en grève, l’effectif minimum est assigné à bosser. Sauf qu’on est déjà en effectif minimum tout le temps. Donc ça ne change strictement rien et tout le monde s’en fout.
LAISSER MOI FINIR MONSIEUR, NE ME COUPEZ PAS LA PAROLE.
Personne ne descend dans la rue pour nous soutenir. Personne ne vient porter notre voix et notre colère dans les rues pendant qu’on soigne vos familles et vos amis.
Alors venez pas me parler de solidarité, parce que clairement, vous n’avez jamais entendu parler de convergence des luttes. Faites votre révolution soutenue par la police, mais laissez moi rentrer chez moi.
Voilà voilà. On est donc face à un mouvement qui oblige à la solidarité, en utilisant pour ça les flics présents. Flics qui regardent tout ça d’un oeil bienveillant. Coucou les fafs, vous faites du bon boulot, merci beaucoup.

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