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French climate scientist at IPSL/LSCE, Paris Saclay; co-chair of IPCC WGI for the AR6. Tweets are my own. Also book lover and tennis player.

Depuis des décennies, les paléoclimatologues extraient des archives naturelles (sédiments de lacs, marins, coraux, anneaux d’arbres, carottes…

Depuis des décennies, les paléoclimatologues extraient des archives naturelles (sédiments de lacs, marins, coraux, anneaux d’arbres, carottes de glaces etc), développent méthodes de datation et d’analyse biologique et physico-chimique pour en extraire l’information climat (1/…)
Cela permet de connaître et comprendre la variabilité passée du climat (passionnante en soi 😉) et aussi de situer les changements climatiques en cours, bien documentés par les mesures directes (météorologiques, océanographiques, glaciologiques, satellites etc) / temps long (…)
Chaque nouvelle archive, chaque nouvel enregistrement est comme une pièce d’un puzzle géant pour caractériser l’histoire du climat de la Terre (…)
et des méthodes mathématiques sont développées pour intégrer ces informations locales afin d’évaluer, le plus précisément possible, l’évolution du climat planétaire, par ex la température au-dessus des continents et des océans, un indicateur de l’état du climat (…)
Des travaux pionniers ont permis dès la fin des années 1990 d’évaluer l’évolution de la température au-dessus des continents de l’hémisphère nord au cours du dernier millénaire, voici par ex l’état des lieux de ces connaissances il y a 20 ans : t.co/K8eZr8Kmgw (…)
Depuis, de nouveaux enregistrements paléoclimatiques ont été produits, plus longs, avec une meilleure couverte spatiale (même si elle reste imparfaite), une meilleure compréhension des signaux, et de nouvelles méthodes ont été développées #science (…)
Cette semaine, une série de publications a été produite dans le cadre du programme de coopération scientifique internationale @PAGES_IPO sur les climats passés, correspondant au connaissances les plus complètes par rapport à la 🌡️ des derniers 2000 ans t.co/f0zaoSZMLc
@PAGES_IPO Elles confirment par une analyse systématique (comparaison de x méthodes) la rupture que représente le réchauffement en cours par rapport aux petites variations précédentes, sur cette période : inédit en amplitude, inédit en vitesse sur 50 ans (…) t.co/RSAO41XMqE
@PAGES_IPO le réchauffement actuel est aussi fondamentalement différent des fluctuations précédentes (anomalies douces pendant la période romaine ou médiévale) par sa cohérence spatiale #globalwarming (…) t.co/XQj0iaIUVO
@PAGES_IPO Ces études confirment et élargissent les conclusions de travaux antérieurs, qui avaient été évalués dans le chapitre sur les climats passés du 5ème rapport du GIEC de 2013 que j’ai co-coordonné : t.co/l6YpFXXRfN (chapitre 5)
@PAGES_IPO Il y a beaucoup d’idées reçues fausses sur les variations passées du climat. Certains, par exemple, extrapolent les variations historiques du climat européen à l’échelle planétaire; or, beaucoup d’épisodes doux ou frais n’étaient pas synchrones dans les différentes régions du 🗺️
@PAGES_IPO Ces travaux récents montrent l’importance déterminante de la fréquence des 🌋 éruptions volcaniques majeures (effet parasol ❄️de leurs poussières) sur les variations naturelles du climat au cours de cette période (…)
@PAGES_IPO Certains avaient suggéré que les épisodes frais n’étaient dus qu’aux minima d’activité du ☀️, mais ceux des derniers siècles ont souvent coïncidé, par hasard, à des périodes d’activité 🌋 forte. Les enregistrements qui couvrent les derniers 2000 ans montrent le rôle clé des 🌋.
@PAGES_IPO Les variations régionales du climat résultent aussi des fluctuations des courants marins et des vents, mais ceux-ci ne font que répartir la chaleur entre les différentes régions. Seules les perturbations du bilan d’énergie de la Terre ont un effet déterminant sur la 🌡️ planétaire
@PAGES_IPO La période actuelle est une rupture parce que nos rejets de gaz à effet de serre ont modifié profondément la composition de l’atmosphère (ici : observations actuelles et air piégés dans les carottes de glace) et le bilan d’énergie de la Terre, conduisant à ce réchauffement inédit t.co/NaS4RQUJLT
@PAGES_IPO Certains pensent que le réchauffement actuel peut s’expliquer par des facteurs naturels. Non, aucun facteur naturel ne l’explique. Il est entièrement causé par les conséquences de nos rejets de gaz à effet de serre :
t.co/4ZAmmXyi2p t.co/N1kbL12BpU
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#globalwarming #science

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