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#Journaliste, espace, utopie et futur. J'écris pour @MilanJeunesse @USBEKetRICA @GEOAdo @Lacroix - papa de @SciencesMag et j'aime écrire des #threads

Qui est cette personne sur le podium qui ne lève pas son poing ? Vous connaissez cette…

Qui est cette personne sur le podium qui ne lève pas son poing ? Vous connaissez cette photo, mais savez-vous ce qui s’est passé après ? Savez-vous que ce 3e homme a pourtant joué un rôle important dans l’élaboration de cette photo ? Un #thread à dérouler⤵️ t.co/JqpXiWCXcZ
Un peu de contexte. Nous sommes aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968. Les Américains Tommie Smith et John Carlos viennent de remporter l’épreuve du 200m. Tommie Smith vient de pulvériser le record du monde avec 19,83 secondes. Le 3e est Peter Norman, il est Australien. t.co/aKEsPaFWax
Aux USA, la ségrégation est abolie depuis 1964. Et en 1968, elle est toujours bien présente au quotidien. Intolérance et crimes racistes empoisonnent toujours l’intégration de la communauté noire. 5 mois avant les JO, Martin Luther King est assassiné. t.co/G32st8DLAO
Des émeutes secouent tout le pays et on dénombre une quarantaine de morts. C’est dans ce contexte que les athlètes américains se trouvent. Ainsi quand ils gagnent, ils ont envie de marquer le coup et de montrer leur soutien à la cause des Afro-Américains. t.co/cOYrj8ggKL
Peter Norman les écoute discuter de leur projet. Pendant l’hymne US, les athlètes américains brandiront une main gantée de noir et ne regarderont pas le drapeau mais le sol. Ils porteront un foulard noir, sans chaussure en référence au lynchage et l’esclavage des leurs.
Peter Norman veut rejoindre leur cause, estimant que ce combat “est aussi celui de l’Australie blanche”. Quand John Carlos se rend compte qu’il a oublié sa paire de gants, c’est Peter qui suggère qu’ils se partagent la paire de Tommie Smith.
Lui, Peter Norman portera le badge de “l’Olympic project for humans rights” qu’arborent d’autres sportifs noirs. Vous pouvez le badge très clairement quand il marche sur le gif ci-dessous. t.co/FgQUZWriUs
Le lendemain, c’est l’enfer pour les athlètes américains : bannis du village olympique, leurs familles reçoivent des menaces de mort, Smith se fait virer de son travail (laveur de voiture), l’armée le refuse… Pour Carlos, c’est pareil, et sa femme finit par se suicider.
Ils ne seront réhabilités que dans les années 1990-2000. Peter Norman paiera aussi le prix de son soutien. Il est privé des jeux olympiques de 1972 par les autorités, malgré sa qualification et ses performances irréprochables. Ses rêves de médaille d’or sont brisés. t.co/qLh6fCdj7N
Il est considéré comme un traître à la cause blanche. Il redevient enseignant et se fait virer quelques temps plus tard pour de vagues raisons. Son deuxième rêve est brisé. En 2000, soit 32 ans plus tard, les autorités sportives lui refusent encore l’accès aux JO de Sydney. t.co/XBKKkzD7kH
Peter Norman meurt en 2006 d’une crise cardiaque. Tommie Smith et John Carlos, alors réhabilités, font immédiatement voyage vers Melbourne, pour acheminer le cercueil de leur défunt camarade. t.co/MYGJCG2zIh
Tommie Smith et John Carlos louent la noblesse du “seul sportif blanc qui eut assez de cran” pour donner à leur geste sa portée véritable, universel et rassembleur. John Carlos déclare lors de l’inhumation: “Je pensais voir la crainte dans ses yeux. J’y vis l’amour”.
Peter Norman aurait pu se racheter en condamnant publiquement le geste de Tommie Smith et de John Carlos. Mais il n’a jamais laissé ses opinions faiblir, et n’a jamais accepté de trahir les deux américains pour se « racheter ». t.co/4jV6N0aU3P
Voilà c’est terminé. À bientôt pour un prochain #thread ! t.co/MYvCQa6zkw
Et comme toujours voici quelques sources utilisées :
cet article : t.co/QVE3bIVjeC et celui-ci : t.co/geJPGrVrZ2 et t.co/w8EUpDjxD0 et t.co/dJWrvg3bev
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