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Histoire / Théorie politique. Lille/Paris. Kardashian index = 41,7. Mes tweets n'engagent pas l'appareil idéologique d'État

Fréderique Vidal arrive aux journées sciences humaines et sociales de L’Agence nationale de la recherche. Mais que…

Fréderique Vidal arrive aux journées sciences humaines et sociales de L’Agence nationale de la recherche. Mais que va-t-il donc pouvoir se passer ? 🤔🤔🤔 #VidonsVidal #FacsEtLabosEnLutte t.co/aZvscvr1sz
Intervention des facs et labos en lutte ✊✊✊ t.co/ANOgrFhgUy
“Nous nous rallions à la revendication votée par la coordination des facs et labos en lutte, et demandons la suppression de l’ANR et l’affectation de la totalité de ses crédits et de son personnel là où ils sont nécessaires : dans les universités et établissements de recherche”
Elle annonce ce qu’il y aura dans la LPPR : programmer budgétairement, sécuriser l’investissement, en arrêtant d’avoir l’objectif incantatoire de 3% du PIB. Favoriser l’attractivité (c’est vrai qu’avec 100+ candidat.e.s par poste, l’attractivité est un vrai problème)
Vidal veut renforcer l’ANR pour la mettre au niveau des agences des autres pays. Pour ça, réaffectation des crédits des labos pour soutenir les projets (hop, moins de financements récurrents).
L’idée est lâchée, Vidal annonce la modulation des services : les porteurs de projets ANR pourront enseigner moins, il y aura + de places à l’IUF, + de congés de recherche, pour arriver à une année sabbatique tous les 7 ans (ce qui est un droit depuis le décret de 1984 🤔)
Et allez, c’est parti : pour Vidal, il faut surtout augmenter les investissements privés dans la recherche, pour arriver à 2/3 du financement de la recherche sur fonds privés. Bye bye le service public de la recherche ! 👋👋👋
Elle est cash : la grande majorité des transformations sera faite par circulaires, de toute façon. La LPPR visera juste à faire sauter les verrous législatifs.
Questions dans la salle : “Vous voulez donner des décharges d’enseignement aux personnes qui ont des projets ANR, mais on est en sous-encadrement massif dans les laboratoires ? La seule solution est une création massive d’emplois titulaires d’enseignant.e.s chercheur.e.s”
(Non)-réponse : les communautés doivent s’organiser. Toutes les missions des EC doivent être prises en compte pour l’avancement. Quand un.e chercheur.e gagne un projet, tout le labo en bénéficie. Bref, rien sur la question de l’emploi titulaire.
Une autre question revient dessus : que prévoyez-vous pour l’emploi titulaire ? La moitié des cours, dans certains départements, sont donné.e.s par des vacataires. Et encore une autre : le nombre de postes permanents ne cesse de baisser, comment on fait ?
La solution de Vidal : refinancer la recherche avec des contrats d’objectifs-moyens, pour donner de la visibilité aux établissements, mais c’est ensuite à chaque établissement de définir sa politique d’emploi. “Les emplois, ce n’est pas mon travail”, dit la ministre.
La loi va fixer un plancher de recrutements, mais je ne vais pas annoncer des postes, dit la ministre. Elle rappelle que le précédent gouvernement a annoncé 5000 postes, et aucun n’a été créé. La solution : des contrats avec les établissements, et plus de post-docs plus longs
Les doctorant.e.s financé.e.s ne sont pas des précaires, pour Vidal. “Quand on est doctorant, on est étudiant”. La seule chose que fait le contrat doctoral, c’est de permettre à des étudiant.e.s “de ne pas travailler à côté de ses études” 😮
Enfin, Vidal réitère que la solution face à la précarité, ce n’est pas l’emploi titulaire, mais des CDI financés projet après projet, qui, à la différence des fonctionnaires, pourront se faire virer si nécessaire (pardon, elle parle de “rupture de contrat”)

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